PARIS

Ça fait des jours que je ne suis plus bonne à rien. Des jours que je rumine. Ça fait des jours que je me demande pourquoi. Des jours que je me sens mal pour tout le monde. Je ne savais pas comment reprendre le blog sans vous en parler. Je ne savais pas comment sourire de nouveau et continuer la vie normale. Je ne savais pas comment vous le raconter, comment vous l’expliquer. Et puis est-ce qu’il faut vraiment le raconter ? Je ne savais pas quoi faire de tout ça.

Et puis j’ai revu mes amis, on m’a dit que c’était bien d’en parler. Arrêtez de croire qu’il faut avoir de la pudeur et gardez tout ça. Moi c’est plutôt mon truc à la base de tout garder pour moi. Mais j’ai changé. Maintenant je dis les choses, je m’en fiche de ce qu’on pense. Alors finalement, je me décide à vous copier coller un texte que j’ai écrit il y a quelques jours, parce qu’aussi je ne voudrais rien oublier de cette journée, elle existe et il faut pouvoir passer à autre chose de plus joli maintenant.

C’était un vendredi génial. Un de ces vendredis où tu dis à la fin de la journée à tes amies “Putain quelle bonne journée aujourd’hui”. Un vendredi bordélique où rien n’était vraiment prévu. Les meilleurs.

Le matin, j’étais avec Emilie, on était aux Buttes Chaumont en train de faire des photos pour nos blogs. “Regarde cette vue de Paris, c’est beau”. On était là tout en haut, sereines, posées, tranquilles. Au soleil on se sentait bien, on se baladait. Les photos finies, on redescend à pieds chez Emilie, on va prendre un café chez elle. Emilie, elle vit dans le 10eme.

Vanessa est dans le coin. “Viens nous rejoindre !”. Vanessa est passée nous rejoindre et se poser dans le canapé d’Emilie. On rigolait comme d’habitude. Les blogs, nos mecs, les potins, les problèmes de poids, les fringues, les boulots, le temps, la vie. Tiens un SMS de mon mec. Le gars me demande si finalement ce soir il peut aller au stade de France voir le match avec des potes. Il tourne si bien le SMS pour être sûre que je dise oui qu’on en rit avec les filles. Bien sûr qu’il peut y aller, on aura tout notre temps pour sortir ensemble un autre soir.

“Fanny tu veux venir prendre l’apéro avec nous ?”. Shit, je viens de dire à mon mec que je gardais la petite ce soir, tant pis je passe mon tour.

“Vanessa, tu viens avec moi déjeuner avec Leia ? On a rendez-vous chez SAam, rue de Lancry, c’est à dix minutes à pieds”. Sur le chemin, on est énervées, surexcitées parce qu’il fait beau à Paris, parce que la journée est belle, parce qu’on a du temps devant nous, parce qu’on est bien làaaaaa. Arrivées au restaurant, Leia nous rejoint. Entre photos Instagram, crises de rire, beaucoup de blablabla, on parle très fort, on rit très fort. Et puis on monte sur les chaises pour faire une photo, on pousse les copines, on veut ouvrir la porte du restaurant pour plus de lumière. On s’en met partout en mangeant. C’est nous, on est chiantes, on est marrantes, on est spontanées, on est comme ça.

“On va boire un café ? Je connais un petit coffee à côté, on sera bien là-bas”. On quitte le restaurant. Dehors c’est calme. C’est doux. On remonte la rue de Lancry pour arriver chez Ten Belles. Deux cafés, deux banana-cakes, un chocolat chaud. “Touchez à rien avant la photo !”. “Trop de jaune, trop de rouge, je veux du bleu”. “J’arrive pas à faire la photo ça me soule”. “Bon buvez vos tasses les filles je veux une photo avec des tasses vides”. “Vas-y on prend la chaise à côté elle est plus jolie”. “On est folles les meufs”.

“Fanny tu viens avec moi boire un verre au Charlot avec les créatrices de la marque Monsieur ? Je te les présentes !”. Moi ? Toujours partante. Allez on y va à pieds. Nous voilà toutes les trois sur la route. “Vous l’avez vu cette façade ? Elle est belllllle !”. “Les filles ? Bougez plus, je vais vous prendre en photo en train de marcher”. Place de la République. “On passe par là ?”.

Trois cocas sur une table plus tard et une rencontre du hasard qui restera gravée dans ma tête … Je ne peux même pas réussir à vous en parler tant ça me dépasse, tant les choses de la vie peuvent parfois être déconcertantes et nous toucher au plus profond. En tous les cas, de cet après-midi là, j’en retiens que de nouveau on passe un moment génial. On parle fort, on rit fort, on se quitte, des bisous les unes aux autres.

Il est 17h, je dois filer chercher ma fille dans le 11ème. Je n’ai rien à manger à la maison et j’ai tellement la flemme. Je prends une baguette, du fromage, du vin. Je dine avec ma fille en tête à tête, on rit, on met le pyjama, on raconte les histoires. Ma fille est au lit. Ce soir, mon programme à moi se résume au canapé, des SMS aux copines, un film de merde sur Canal +.

J’aurai aimé arrêter l’histoire là maintenant. J’aurai juste aimé rater une photo. J’aurai juste aimé finir la soirée sur mon film pourri. J’aurai juste aimé dire des bonne-nuits-à-demain-coeur-coeur à mes amies. J’aurai juste aimé que mon mec rentre bourré de sa soirée. J’aurai juste aimé que cette journée reste belle comme toutes les autres.

Et puis vers 22h, un SMS. Je sais que je n’ai pas besoin d’aller vérifier ce que je viens de lire. Instinctivement je sais que quelque chose de grave est en train de se passer.

Je préviens par SMS à mon tour, tous mes amis parisiens, vite, très vite. Mais je ne sais pas tout de suite que le Stade de France a été touché en premier. Jusqu’à ce que je me connecte sur Twitter. Tremblante, je l’appelle, ça ne fonctionne pas. Je le SMS. Je vois les trois petits points s’afficher. Mon cœur explose. Il ne comprend rien. Dans le brouhaha du stade, les gens ne sont au courant de rien. J’essaie de le joindre, je tombe sur la messagerie, j’essaie de lui expliquer calmement par messages mais là-bas ils ne sont pas encore au courant. Le président vient d’être évacué, il comprend que c’est sérieux. Les gens m’appellent dans tous les sens, je ne comprends rien à mon tour. Je lis un des SMS “Fanny c’est rue de Charonne, dis moi que tu es chez toi et pas dehors dans le quartier”. Non, je suis chez moi parce que je garde ma fille, je ne suis pas sortie ce soir là.

La suite vous la connaissez. Pour moi, une des nuits les plus longues de ma vie. Une des nuits les plus choquantes de ma vie. Seule et à la fois avec tout le monde. Sans relâche, mes amis par SMS. Sans relâche, ma famille au téléphone. Sans relâche, vous sur les réseaux sociaux. Je suis restée effrayée non-stop avec l’angoisse de le savoir dehors dans le stade et d’être incapable de pouvoir y faire quelque chose. Je suis restée effrayée non-stop de savoir que des gens en bas de chez moi gisaient sur le sol sans pouvoir y faire quelque chose. J’ai fini par m’endormir d’épuisement à 4h30, vidée. Mon mec n’a jamais pu revenir dans le 11ème. Il a fini par se sortir de là tard dans la nuit pour se mettre à l’abri chez nos amis. Je ne l’ai revu que le lendemain, le samedi midi.

Cette nuit là, j’ai perdu ma naïveté. J’ai perdu mes émotions. J’ai perdu mes voisins. J’ai perdu mon quartier. J’ai perdu mes rues. J’ai perdu ma ville. Ce soir là je suis devenue une personne horriblement triste. Ce soir là pour la première fois de ma vie j’ai eu peur de vivre ici, chez moi, à Paris.

Le réveil a été compliqué. Je me suis demandée si c’était vrai. Hélas, c’était vrai. J’étais toujours vidée, j’étais toujours sans émotions, j’étais toujours seule dans l’appartement. A une exception, des petits yeux verts en train de me regarder dans le lit. Un visage radieux, innocent, naïf, qui me souriait. Il a fallu se lever, il a fallu faire comme ci c’était un matin normal, un matin habituel. Il a fallu essayer de lui sourire, de lui faire sentir que ça allait. Bien sur, à 3 ans, je ne pouvais pas lui en parler. Ça n’aurait servi à rien. Elle m’a demandé où était papa. Je lui ai dit qu’il arrivait. Qu’il avait dormi chez des amis. Il est arrivé, nous n’en avons pas parlé tout de suite, nous n’avions besoin que de câlins à trois à ce moment là.

Cette nuit là, ils ont tué nos rires, ils ont tué nos terrasses improvisées, ils ont tué nos délires, ils ont tué notre joie de vivre, ils ont tué notre ville, ils ont tué notre quartier, ils ont tué tout court.

On est quelques jours plus tard. Et enfin. Enfin, ce matin j’ai l’espoir que tout puisse rentrer dans l’ordre. Parce que nous, les Parisiens, on va redevenir ces personnes qui parlent trop fort dans les restaurants, ces personnes qui montent sur des chaises pour prendre des photos, ces personnes qui râlent parce qu’il n’y a pas assez de lumière, ces personnes qui vont prendre des cafés dehors à l’improviste, ces personnes qui marchent dans les plus belles rues du monde, ces personnes qui rient, qui rient et qui rient encore.

Fluctuat nec mergitur !

Fanny

Follow:
Partager:

31 Commentaires

  1. Laura
    mercredi 18 novembre / 12:57

    Texte très touchant et très vrai

    • Fanny
      Auteur
      jeudi 19 novembre / 7:45

      @Laura : merci Laura <3

  2. anna
    mercredi 18 novembre / 13:06

    <3
    t'aime.

    • Fanny
      Auteur
      jeudi 19 novembre / 7:45

      @anna : moi je t’aime fort mon chat !

  3. Cam
    mercredi 18 novembre / 14:30

    Bonjour Fanny, ton texte me parle tellement

    J ai vécu avenue Parmentier pdt 3 ans , j avais mes habitudes chez Maria luiza, j ai bu des verres en terrasse au carillon

    Alors même si depuis quelques années maintenant je vis à la campagne je suis choquée et tellement attristée
    Paris c’est toujours mon chez moi quand j y retourne , le 11ieme c’est mon quartier quand j y répasse
    Ces gens ca aurait pu être nous, moi ..
    Je pense à eux très fort et me dis que je dois profiter de tous ls moments de la vie pr eux , en leur mémoire

    Courage
    Cam

    • Fanny
      Auteur
      jeudi 19 novembre / 7:46

      @Cam : campagne ou ville, même combat, la tristesse est là ! Mais on est debout on tiendra le coup !

  4. Lysandre
    mercredi 18 novembre / 15:29

    Oooooh, Fanny. Ma chère Fanny.
    Comme les autres commentaires, ton texte m’a touché. Je n’ai pas vraiment de mots, si ce n’est que je partage tout ce que tu dis. Je te soutiens par la pensée et je suis rassurée que tu ailles bien, toi, ta petite et ton homme. Courage ! C’est choquant, dur, triste, horrible… Mais courage !
    Plein de bisous !

    • Fanny
      Auteur
      jeudi 19 novembre / 7:46

      @Lysandre : merci ma belle ! Pas de mots comme tu dis, même si j’ai réussi à finir par les mettre sur une page, les mots me manquent devant tout ça … Bisous !

  5. Natacha
    mercredi 18 novembre / 15:50

    Du courage,des pensées de province, là ou tout est plus calme mais l’angoisse et la crainte de ne plus être en sécurité grandit.
    Des bises.

    • Fanny
      Auteur
      jeudi 19 novembre / 7:47

      @Natacha : province/Paris, même combat malheureusement, mais nous nous abattrons pas ! Bises !

  6. Sabrina
    mercredi 18 novembre / 16:55

    Douce Fanny <3 Espoir

    • Fanny
      Auteur
      jeudi 19 novembre / 7:47

      @Sabrina : merci 🙂

  7. justine
    mercredi 18 novembre / 18:56

    Très beau texte… Je partage ta tristesse.
    On vit dans le 11eme et le vendredi d’avant mon ami était au Bataclan avec 2 copains…. Trois des personnes décédées travaillent dans le même ministère que moi, je ne les connaissais pas mais certains de mes amis si…J’aime cette ville et ce quartier, je ne veux pas laisser la peur gagner mais c’est difficile. Je t’envoie plein de courage .

    • Fanny
      Auteur
      jeudi 19 novembre / 7:48

      @justine : putain :((( Nous aussi tous nos proches proches ont perdu une/des personnes, c’est déconcertant 🙁 Merci pour le courage, toi aussi !

  8. Isabelle
    mercredi 18 novembre / 19:29

    Tu as bien fait de partager ce texte, il est beau & tellement parlant … ces événements vont à coup sûr changer notre façon d’être au monde, mais comme tu le dis continuons de rire trop fort… !
    Bises

    • Fanny
      Auteur
      jeudi 19 novembre / 7:48

      @Isabelle : merci ! Oui continuons ! Bises !

  9. J.
    mercredi 18 novembre / 21:44

    Fanny, ton texte est tellement vrai, plein d’émotions, bien écrit, j’en ai eu des frissons. J’habite à quelques mètres de chez toi, je te croise même souvent, timidement, sans jamais oser te saluer et t’avouer que je suis une fidèle lectrice. 🙂
    J’aime Paris. J’aime notre quartier. Je l’aime passionnément. Je m’y sens chez moi. Aujourd’hui c’est dur de se dire que cette ville que l’on aime souffre tellement, que ces endroits que j’aime ont été martyrisés, que ces gens qui ne faisaient rien d’autre que vivre et profiter de la vie n’avaient rien demandés… J’aimerai toujours Paris et aujourd’hui j’ai la haine d’y vivre la peur au ventre. Tu as bien fait de publier ce texte, on aurait tous préférés que tu n’aies jamais à le faire, mais tu as bien fait. Je n’ose même pas imaginer ce que tu as dû ressentir seule avec ta fille en cette nuit horrible. J’étais au Stade de France vendredi, je commence à peine à réaliser… Maintenant je n’ai qu’une envie, que Paris se relève et qu’elle redevienne celle que j’aime profondément. Ce ne sera pas simple, mais j’y crois! Alors merci Fanny, merci d’avoir publier ce texte, parce que ça fait du bien d’en parler mais ça fait aussi du bien de pouvoir le lire.

    • Fanny
      Auteur
      jeudi 19 novembre / 7:50

      @J. : ohhhhh là là ça me retourne l’estomac ! C’est exactement ça on se relèvera et on redeviendra ce que nous avons toujours été… C’est quand même dommage que j’apprenne que maintenant qu’on se croise souvent, on ne devrait pas attendre ce genre de drame pour se dire bonjour, n’hésite pas la prochaine fois 🙂 Bises!

  10. jeudi 19 novembre / 8:18

    J’ai adoré te lire, cette manière d’écrire et tes mots m’ont énormément touchée.. J’avais l’impression de t’avoir à côté et de t’entendre dire tout cela. Même si je n’ai jamais entendu ta voix, je t’ai sentie proche de moi, proche de tes lectrices. Cela fait énormément de peine et en même temps énormément de bien. J’imagine que chaque mot a également été pour toi à la fois une plaie qui s’ouvre et à la fois une délivrance. Merci en tout cas de te laisser aller, de laisser aller ta tristesse, et de t’exprimer tout simplement. Maintenant que ton sac est vidé, il peut désormais se remplir de bonnes choses, de bons moments, d’amour et de joie. ,Car c’est ce dont tout le monde a besoin. Belle journée à toi Fanny

  11. Cécile
    jeudi 19 novembre / 9:03

    Lectrice silencieuse, je ne peux rien dire face à ce texte si touchant, si vrai. Bravo d’avoir trouvé les mots & courage.

    Fluctuat nec mergitur !

  12. jeudi 19 novembre / 10:44

    Article très touchant, ce fut un plaisir à lire, merci !

  13. Alex
    jeudi 19 novembre / 12:23

    Ton texte est tellement fort, j’en ai les frissons et les larmes aux yeux. Je pense fort à Paris et aux Parisiens depuis mon Sud

  14. jeudi 19 novembre / 14:59

    Chère Fanny,
    Je lis tes lignes avec des frissons, qui parcourent la totalité de mon corps.
    Mais par miracle, et par déduction, je lis deux choses extrêmement positives dans tout cela.
    C’est ta petite fille, qui t’a sauvé d’aller dehors, et par chance, il semble qu’elle a dormi tranquillement et qu’elle n’ait rien entendu ou vu….
    Je te souhaite d’aller mieux, je te souhaite que l’état d’angoisse et de peurs que tu as vécu pendant ces très longues minutes horribles te quittent le plus rapidement possible. J’espère de tout coeur que le traumatisme sera plus facile à vivre chaque jour et devienne peut-être un vague souvenir.
    Je te souhaite d’aller bien et d’être heureuse en famille. Le plus longtemps possible.
    Je souhaite que ta ville panse ses plaies du lieux qu’elle le puisse, et retrouve le calme et la joie.
    Je me permets d’embrasser chaudement ta petite poupée.
    Vive la vie.
    Nini

  15. Elise Ep
    jeudi 19 novembre / 15:40

    Je me suis pris une claque en lisant ce texte..

    J’habite rue de la fontaine au roi, j’ai eu peur ce soir là, peur encore car j’ai envie de commencer à sortir, boire des cafés en terrasse, passer place de la république sans la peur au ventre…

    Miais en même temps je ne veux pas oublier ce qu’on fait ces terroristes, à ces pauvres victimes… Et j’ai pas envie d’oublier ces belles personnes qui sont partis ce soir là..

  16. Clotilde
    jeudi 19 novembre / 16:22

    Bonjour Fanny,

    J’ai beaucoup, beaucoup aimé ton article. Je me reconnais dans tes mots, j’ai moi aussi ressenti un abattement face à la vie ces derniers jours dont je ne voyais l’issue. Aujourd’hui je ne sais pas vraiment pourquoi ça va mieux, mais j’ai réussi à me sentir à l’aise de nouveau dans la rue et à profiter des bons moments…
    Merci pour ce texte, tout en pudeur et en sincérité.

  17. Nanou64
    jeudi 19 novembre / 19:04

    Tout simplement: ♥
    Merci

  18. dimanche 22 novembre / 22:46

    Cet article m’a énormément touché. Tu peux être fière de toi et de ce que tu as écrit.
    Je t’embrasse.
    Margaux

  19. Karoll
    jeudi 26 novembre / 23:14

    Emue. Je suis juste émue par ce texte si vrai que je viens de lire, sur ce site que je découvre à l’instant. Plus rien ne sera plus jamais comme avant, et pourtant ON SE DOIT de continuer à vivre comme avant, parce que la vie continue, bien heureusement. Et aussi, bien sûr, en mémoire de ceux à qui ces monstres ont ôté la vie ce soir-là… Courage, et souvenez-vous que c’est toujours la vie qui gagne à la fin !

  20. Karoll
    jeudi 26 novembre / 23:15

    Erratum : blog, pas site 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *